Pour tout LG ! Un cadeau un peu spécial

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Ven 18 Oct - 18:34
Alors oui, j'aime pas faire conventionnel ... Je ne vous offrirais pas une signature ou un kit =) je vous ai concocté un texte, une nouvelle plus précisément, c'est l'histoire d'un lycéen normal auquel il arrive des choses pas normales, enfin vous verrais en lisant
je ne vous oblige pas à tout lire =) mais ça fait zizir !

ENJOOOOY






Lui





« Ancien Duc Elios de Nimh. Né en 1781, Mort à huit ans, en 1789, tué par les soldats du roi. Les raisons de son meurtre demeurent mystérieuses, mais certains ouvrages considérés comme historique le décrivent comme un enfant très perfide et vouant un culte au diable. »

Ses yeux parcouraient les lignes imprimées dans son manuel d’histoire, encore et encore. La noblesse du début du dix-septième siècle lui avait inspiré un sentiment de corsets serrés, de petit doigt en l’air et d’une once de fard à joue, jamais, le fait qu’un enfant, Duc, et petit neveu de sa majesté, soit sataniste.
Finalement, il haussa les épaules et se concentra sur sa tâche quotidienne, attribuée au cours d’histoire géographie : tracer des traits au stylo quatre-couleurs, dans la marge de son cahier.

Enfin, la sonnerie retentit, le sortant lui et sûrement une bonne dizaine de ses camarades, d’une torpeur dans laquelle le début de l’hiver et la fin de la journée, les avaient progressivement plongés. Il était dix huit heures, c’était la fin de sa journée. Alors comme à son habitude, il se leva, rangea ses affaires dans son sac, sortit de son lycée et s’engagea sur le chemin du retour chez lui, c’est à dire la grande allée bordée de platane qui séparait sa maison de son lieu d’étude, et aussi les quelques mètres de rue.
Étrangement, son esprit était entièrement occupé par cet enfant, Nimh. Il aurait pu y penser par plaisir, par curiosité, mais il n’avait pas ressenti l’envie d’en savoir plus sur son cas. Non, la présence de ce gamin dans sa tête était comme un parasite. Quelque chose de dérangeant.

Il y pensait encore quand il franchit la porte de sa chambre, après avoir traversé sa maison, sans avoir jeté un regard, ni à sa mère dans le salon, lisant un catalogue de décoration, imaginant la maison de ses rêves qu’elle ne pourrait jamais s’offrir, ni à ses deux petits frères, des jumeaux, dans la cuisine, la frimousse mouchetée de miettes de pain grillé.

La présence de Nimh le travaillait encore, il était totalement obnubilé par ce petit bout d’homme qui n’avait pas eu le temps d’en devenir un vrai, et cela l’énervait. Pourquoi devait-il se préoccuper d’un gosse mort il y avait des siècles ? Non, ce n’était pas son habitude, il devait l’oublier.
Il balança son sac dans un coin de sa chambre, sans faire attention au fait que la nouvelle calculatrice qu’on lui avait demandé à lui et à tous les nouveaux arrivant du lycée, s’abîmerait sûrement, et s’affala sur son lit avant de saisir son ordinateur portable et sa paire d’écouteur. On était vendredi soir, et il avait prévu de passer ses deux jours de repos, à paresser. Quand sa mère ouvrit la porte.
« Tu ne vas pas allumer l’ordinateur tout de suite ! »
Aucun bonjour, aucune question sur sa journée, ils avaient tout les deux l’habitude de ne parler que de son attachement inexplicable pour la technologie moderne
Il ne l’avait pas entendue, ou peut-être pas écoutée. Alors, elle se campa devant lui, et attendit bien deux minutes entières avant qu’il daigne lever les yeux vers elle
« Hum ? »
Elle lâcha un petit soupir et se détourna avant de quitter la pièce, elle le trouvait désespérant. Mais il s’en moquait.

Cela faisait à présent deux heures et demie qu’il fixait son écran, il avait réussi à l’oublier, Nimh. D’un côté un site de vente en ligne, de l’autre une vidéo et un téléchargement. Quand soudainement, tout fut noir. L’ampoule de sa lampe explosa, arrosant le parquet de petit bout de verre chaud et l’ordinateur sur ses genoux émit un étrange ronronnement avant de s’éteindre brusquement.
Il sursauta avant de se calmer : une panne de courant passagère sans doute.
Il mit du temps à se lever, sa mère n’ayant aucune connaissance de ce côté-là, il allait devoir traverser la maison dans le noir pour rebrancher le disjoncteur, il ne pouvait bien sûr pas compter sur ses deux frères âgés de neuf ans, car il entendait déjà leurs cris apeurés. Il finit par se redresser et tourna sur lui-même en attendant que ses yeux s’habituent à l’obscurité avant de commencer à chercher la porte. Mais après quelques secondes, la lumière revint aussi vite qu’elle s’était éteinte.

Un enfant était debout, devant lui.

- Toi ?
- Moi.
- Toi ?!
- Moi !
- T-toi ?!
Lui.

Ce n’était qu’une silhouette assez indistincte, aux contours marqués par une légère ombre. Et pourtant, il le reconnut.

« Mais que … »
Il ne finit pas sa phrase, que dire de plus ? Il ne voyait que les contours de l’apparition, mais aussi ses yeux, deux yeux noisette en amande tirant légèrement sur le rouge.
Et puis soudain, un croissant. Un croissant de dents blanches se forma sur son visage. Il souriait. Il souriait exactement comme un gamin en train de torturer un pauvre insecte en le brûlant à l’aide d’une loupe. Ils restèrent silencieux un moment puis le spectre finit par s’avancer. Il marchait avec une certaine aisance aérienne, lévitant à quelques centimètres du sol mais pourtant, à chaque pas, un bruit de talon cognant sur le parquet résonnait dans toute la pièce.
Il s’arrêta à quelques centimètres de l’adolescent et leva lentement les yeux vers lui. Sans rien dire. L’adolescent n’avait encore rien dit, rien fait, rien pensé, il était beaucoup trop surprit.
Il y eut un grand silence pendant lequel le jeune homme serra les poings, il commençait à comprendre que tout cela n’était pas normal et qu’il était en danger.
Puis, ne sachant comment résoudre cette situation autrement, il frappa. Son poing fusa vers la tête de l’enfant, celui ne bougea pas d’un pouce, ni son corps, ni son visage. Le poing traversa la tête du bambin dont l’image se brouilla quelques instants avant de réapparaître, totalement nette. Le coup l’avait traversé, comme si l’enfant n’avait jamais existé, comme s’il avait frappé du vent.
« Ne te fatigue pas »
C’était les seuls mots qu’il eut le temps de prononcer, l’adolescent lui coupa la parole « Nimh. Je sais que c’est toi alors tu vas me faire le plaisir de me dire ce que tu fous ici. Et pas la peine d’essayer de me contrôler parce que … »
Ce fut au fantôme de le couper, mais il n’eut pas à parler pour cela.
Une main blême se posa sur le front du lycéen, qui sentit aussitôt ses muscles se détendre. Cette main ; comment arrivait-elle à le toucher ? Lentement, les contours de l’enfant se précisèrent, les couleurs emplirent ses traits et ses pieds se posèrent enfin au sol, sans un bruit.
Il retira alors sa main du front du jeune homme, celui ci s’effondra. Ses jambes ne parvenaient plus à le porter. Flageolantes, elles avaient cédé, comme si ces muscles s’étaient atrophiés ; et lui avaient laissé le soin de s’étaler aux pieds de l’ancien fantôme qui était à présent parfaitement visible, comme un humain normal.

Le lycéen le détailla des pieds à la tête. D’abord de petites bottines noires à talons, typiques de la noblesse du XVIIIe siècle, et puis un pantalon de soie pourpre qui disparaissait bien vite sous un manteau noir boutonné jusqu’à son poitrail où il laissait voir une chemise blanche assez simple au col remonté qui chatouillait ses joues blêmes. D’ailleurs, son visage ; il avait une tête assez ronde, les joues pleines mais étonnement pâles et le nez fin. Ses yeux étaient en amande et le regard mystérieux que permettaient ses iris noisette tirant sur le grenat était surligné et accentué par ses longs cils noirs.
Il avait un front lisse, ni trop grand ni trop petit lequel était traversé, strié par des mèches noires qui avaient échappé à l’emprise du catogan, retenant la majorité de ses cheveux noirs, lisses et brillants, dans son dos.


Nimh baissa légèrement les yeux vers l’adolescent et s’accroupit pour réduire la différence entre lui et le sol où le jeune homme était toujours effondré. Il ouvrit légèrement les lèvres, celle-ci étaient blanches et légèrement craquelées par quelques gerçures qui étaient dues au fait que cela faisait plus de deux-cent vingt-trois ans qu’il avait été assassiné –ce qui expliquait le peu de sang séché s’accrochant sur le coin gauche de sa lèvre inférieure-  et susurra :

«  Tout d’abord, je te fais l’honneur de te répondre, considère cela. Ensuite, je sais très bien que tu connais mon identité, mais le besoin n’est peut-être pas de le crier à tout va. Dernièrement je t’apostrophe sur le fait que même mort, je reste Elios, Alberich, Lucius de Nimh, petit-fils du frère de sa majesté Louis XVIII, duc sous la protection de la couronne française et par la même occasion, ton supérieur. »

Un léger grognement sortit de la gorge de l’adolescent, signe qu’il allait protester mais la pointe de la chaussure tapant férocement dans l’abdomen de l’étudiant qui en eu le souffle coupé le dissuada de répondre. Il ouvrit la bouche pour prendre une goulée d’air qui ne vint pas et toussa pendant une dizaine de seconde avant de reprendre enfin un rythme respiratoire régulier.

     « Fils de … »
Nouveau coup de bottine. Sous le menton cette fois. Il fut contraint de fermer la bouche et se mordit la langue.
Le duc le prit par le col et le tira vers le haut, l’obligeant à se lever, sa force était surprenante. Il le catapulta sur son lit et porta ensuite une main à son manteau pour en défaire lentement les boutons.  

L’adolescent le regarda et se redressa légèrement, il s’attendait à ce que l’enfant le frappe, mais non. Il tira sa chaise de bureau et s’assit, posant son manteau sur sa propre épaule, prenant son aise. Alors il en profita mais évita de s’énerver cette fois
« Tu pourrais me donner une petite explication ? »
Soudain adouci, le gamin croisa les bras et s’enfonça dans le dossier
« Crois-moi, j’aimerais. Le fait est que je n’en trouve aucune. Mais laisses- moi te narrer mon existence »

C’est ainsi qu’il apprit l’aventure de Nimh.


Des pas. Des pas dans les escaliers. J’avais un sommeil très léger alors seul ce bruit de talon cognant contre la pierre me fit ouvrir les yeux. Cette personne se dirigeait vers ma chambre.

Ma porte s’ouvrit alors sur une femme; une femme à qui je ressemblais beaucoup me disait-on, c’était ma mère. Elle s’inclina devant moi, après la mort de papa et de mon grand-père au combat, je restais le seul homme de la famille.

«  Monseigneur, que faites-vous debout à cette heure si tardive, vous devriez dormir. »

Je la jugeai de haut en bas, je lui répondis  

«  Il me semble que vous êtes aussi réveillée que moi mère. Puis je vous demander ce que vous faites dans ma chambre à cette heure si tardive ? »

Elle déglutit

«  Je … Je me suis dis que vous aurez peut être besoin de moi. Au cas où vous ne dormirez pas encore. »

Je souris légèrement

«  Faux. Vous prévoyez de me rendre visite depuis ce matin. Je ferme toujours ma chambre à clé, et la seule clé de secours, je la garde dans une enveloppe sur mon bureau. Vous l’avez récupérée ce matin car vous savez avoir besoin de me «rendre visite » cette nuit, mais vous ne vous attendiez pas à ce que je sois réveillé. »

Elle sourit

«  Je suis votre mère, c’est normal que je m’inquiète pour vous Monseigneur.»

Je ris

« Oui effectivement c’est normal. Mais ça n’explique pas ce que vous cachez dans les pans de votre robe. »

Avec un cri de colère déformé par la surprise d’être démasquée, elle se jeta sur moi avec la dague qu’elle cachait depuis tout à l’heure.

J’eus le temps de l’éviter car je savais la véritable raison de cette visite, et je bondis à l’extérieur de la chambre pour dévaler, en habits de nuit, les escaliers qui menaient aux appartements de mon grand-oncle, sa majesté Louis XVIII. Mais alors que je me préparais à frapper à sa porte, j’entendis une voix reconnaissable entre mille, celle de ma mère. Comment avait-elle fait pour être aussi rapide ? Elle avait du préparer son coup depuis longtemps et j’avais entendu des rumeurs sur quelques autres passages cachés pour se rendre d’un bout à l’autre du château.

La porte était entrouverte, de quelques centimètres seulement, mais cela me permit de contempler la scène. Elle avait le bras lacéré et elle pleurait, effondrée aux pieds du roi. Quand j’entendis ses paroles, mon corps bouillonna de rage

«  Votre majesté ! C’est Nimh ! Mon fils, il m’a faite appelée et quand je suis arrivée, il m’a attaquée, il hurlait qu’il allait donner mon cadavre au Diable perfide mais j’ai eu le temps de m’enfuir, récoltant tout de même ces affreuses entailles. Il s’est enfuit, il faut le rattraper et le tuer !»

Le roi répondit, soucieux :

«  J’imaginais une once de compassion dans vos propos, vous parlez de votre fils tout de même. Mais ce sont de sages paroles que je ne prendrais pas à la légère. Une affaire impliquant le Malin lui-même … »

Il semblait réfléchir, perplexe, n’étant pas vraiment sûr de la méthode à emprunter.

Sans plus attendre d’autres détails, je recommençais à courir. Sortant du château, arrivant aux écuries. Il fallait que je fasse vite, quand on grandit dans un château comme celui ci, on sait que les murs possèdent des oreilles.

Il y avait plusieurs chevaux et chacun d’eux me dévisageaient en somnolant. Sans plus attendre, je sautai sur mon étalon et l’entraîna au galop vers les portes de la ville.

Devant les deux énormes battants. Les gardes armèrent leur lances sur moi pour m’arrêter et je fus contrains de montrer mon visage et la bague que je portais au doigt, signe de mon appartenance à la famille royale. Alors ils s’inclinèrent et me laissèrent passer. Mais c’est au moment où je franchissais enfin la sortie que j’entendis des cris. Je me retournai et vis une armée de plus d’une centaine d’homme à cheval me poursuivre. Il était déjà lancés au galop et le temps que mit ma monture à démarrer me fit perdre un temps précieux. Je me savais perdu alors je fermai les yeux, laissant mon étalon filer dans n’importe quelle direction.




Ce que j’attendais arriva. Je sentis rapidement la pointe acérée d’une lance me percer le dos, déchirer mes entrailles et ressortir en transperçant la peau de mon ventre, tâchant le blanc parfait de mes habits de nuits.

J’eus un sursaut et rejetai la tête en arrière en me cambrant, crachant une grande quantité de sang.

J’avais lâché les rênes, le choc me fit vaciller, puis tomber de mon cheval. Mais j’avais toujours les yeux ouverts et je pus voir les soldats de mon grand-oncle s’approcher de moi et m’encercler. L’un d’eux pointa une lance vers mon visage et me sollicita

«  Duc Elios, Alberich, Lucius de Nimh, vous êtes condamné à mourir pour avoir tenté d’occire votre propre mère. Le roi Louis XVIII bien qu’il soit votre grand-oncle, vous accusent d’être un suppôt du … »

Il hésita à dire le mot

« Du Malin lui-même ! » fit un autre à sa place …

« Lisez surtout l’encadré à la fin ! »
Ses mots le sortirent d’une torpeur dans laquelle le récit de ce Duc l’avait progressivement plongé. Un fantôme qui lui rendrait visite ? Où est ce qu’il était allé chercher ça encore ? Ainsi, toute cette histoire n’était qu’un rêve ? Il n’allait pas finir tué par le fantôme d’un Duc assassiné en 1789 ? Tout cela le soulageait.
Alors, comme son professeur le voulait, il se pencha sur cet encadré :


« Ancien Duc Elios de Nimh. Né en 1781, Mort à huit ans, en 1789, tué par les soldats du roi. Les raisons de son meurtre demeurent mystérieuses, mais certains ouvrages considérés comme historique le décrivent comme un enfant très perfide et vouant un culte au diable. »

Ses yeux parcouraient les lignes imprimées dans son manuel d’histoire, encore et encore. La noblesse du début du dix-septième siècle lui avait inspiré un sentiment de corsets serrés, de petit doigt en l’air et d’une once de fard à joue, jamais, le fait qu’un enfant, Duc, et petit neveu de sa majesté, soit sataniste.
Finalement, il haussa les épaules et se concentra sur sa tâche quotidienne, attribuée au cours d’histoire géographie : tracer des traits au stylo quatre-couleurs, dans la marge de son cahier.

Enfin, la sonnerie retentit, le sortant lui et sûrement une bonne dizaine de ses camarades, d’une torpeur dans laquelle le début de l’hiver et la fin de la journée, les avaient progressivement plongés. Il était dix huit heures, c’était la fin de sa journée. Alors comme à son habitude, il se leva, rangea ses affaires dans son sac, sortit de son lycée et s’engagea sur le chemin du retour chez lui, c’est à dire la grande allée bordée de platane qui séparait sa maison de son lieu d’étude, et aussi les quelques mètres de rue.
Étrangement, son esprit était entièrement occupé par cet enfant, Nimh. Il aurait pu y penser par plaisir, par curiosité, mais il n’avait pas ressenti l’envie d’en savoir plus sur son cas. Non, la présence de ce gamin dans sa tête était comme un parasite. Quelque chose de dérangeant.

Il y pensait encore quand il franchit la porte de sa chambre, après avoir traversé sa maison, sans avoir jeté un regard, ni à sa mère dans le salon, lisant un catalogue de décoration, imaginant la maison de ses rêves qu’elle ne pourrait jamais s’offrir, ni à ses deux petits frères, des jumeaux, dans la cuisine, la frimousse mouchetée de miettes de pain grillé.

La présence de Nimh le travaillait encore, il était totalement obnubilé par ce petit bout d’homme qui n’avait pas eu le temps d’en devenir un vrai, et cela l’énervait. Pourquoi devait-il se préoccuper d’un gosse mort il y avait des siècles ? Non, ce n’était pas son habitude, il devait l’oublier.
Il balança son sac dans un coin de sa chambre, sans faire attention au fait que la nouvelle calculatrice qu’on lui avait demandé à lui et à tous les nouveaux arrivant du lycée, s’abîmerait sûrement, et s’affala sur son lit avant de saisir son ordinateur portable et sa paire d’écouteur. On était vendredi soir, et il avait prévu de passer ses deux jours de repos, à paresser. Quand sa mère ouvrit la porte.
« Tu ne vas pas allumer l’ordinateur tout de suite ! »
Aucun bonjour, aucune question sur sa journée, ils avaient tout les deux l’habitude de ne parler que de son attachement inexplicable pour la technologie moderne
Il ne l’avait pas entendue, ou peut-être pas écoutée. Alors, elle se campa devant lui, et attendit bien deux minutes entières avant qu’il daigne lever les yeux vers elle
« Hum ? »
Elle lâcha un petit soupir et se détourna avant de quitter la pièce, elle le trouvait désespérant. Mais il s’en moquait.

Cela faisait à présent deux heures et demie qu’il fixait son écran, il avait réussi à l’oublier, Nimh. D’un côté un site de vente en ligne, de l’autre une vidéo et un téléchargement. Quand soudainement, tout fut noir. L’ampoule de sa lampe explosa, arrosant le parquet de petit bout de verre chaud et l’ordinateur sur ses genoux émit un étrange ronronnement avant de s’éteindre brusquement.
Il sursauta avant de se calmer : une panne de courant passagère sans doute.
Il mit du temps à se lever, sa mère n’ayant aucune connaissance de ce côté-là, il allait devoir traverser la maison dans le noir pour rebrancher le disjoncteur, il ne pouvait bien sûr pas compter sur ses deux frères âgés de neuf ans, car il entendait déjà leurs cris apeurés. Il finit par se redresser et tourna sur lui-même en attendant que ses yeux s’habituent à l’obscurité avant de commencer à chercher la porte. Mais après quelques secondes, la lumière revint aussi vite qu’elle s’était éteinte.

Un enfant était debout, devant lui.

- Toi ?
- Moi.
- Toi ?!
- Moi !
- T-toi ?!
Lui.
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Mer 4 Déc - 15:57
Whaoh. **
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Mer 4 Déc - 16:21
J'aime ♥
:3
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Mer 4 Déc - 17:49
Je suis ravie que ça vous plaise :) <3 *HUG*


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